Depuis petite, je me suis imaginé mon futur. Un futur toujours lointain, situé entre mes 25 et 30 ans. J’ai toujours vu la trentaine comme «l’âge idéal», où tout est parfait, plus concret, plus simple, plus heureux et surtout plus «sûre». Petite, c’était le monde des Princesses chanteuses, dans un château (oui rien que ça), heureusement c’est assez vite passé. À l’adolescence je voyais cette étape comme un réel échappatoire, je n’avais envie que d’une chose c’était de m’y téléporter, le film «30 ans sinon rien» ne m’a aidé en rien d’ailleurs. À l’époque je voulais des enfant très tôt, très très tôt. Dès mes 18 ans.

Comment j’imaginais ma vie

Je pense que j’ai toujours été fleur bleue finalement, car je me voyais dans une jolie maison, avec un beau jardin, un travail que j’aime, un mari, avec un ou des enfants. Oui ce cliché là. Et en y réfléchissant c’est un peu la vie que mes parents ont eu et j’ai toujours vu mes parents comme un modèle, Ils sont la preuve que tout ça existe. Un avenir rassurant comme ça, car tout semblait faisable. Une vie simple, mais heureuse. .

Jusqu’à mes 18 ans le temps semblait si long, ensuite il a filé en un rien de temps, mais sans rien vraiment changer. J’ai développé une trouille bleue de l’avenir. Durant ma vingtaine, je pensais sérieusement finir seule avec mes chats. Parfois cette mauvaise pensée refait surface. L’idée d’avoir des enfants tôt avec l’expérience du travail (avec les enfants justement) m’a vite fait changer d’avis. Mes 25 ans sont arrivés, 26 même maintenant et alors?

Et alors, je suis dans la maison toute mignonne (on a passé Juillet/Aout à refaire la déco du salon/cuisine) de mon chéri, avec mes deux chats, un jardin qui s’améliore au fil du temps. Le sujet «enfant(s)» est reporté à 29, 30 ans (ou + ?), bref plus loin que maintenant. Après tout, mes parents m’ont fait à 34 ans, je n’en suis pas traumatisée. Ma trouille de l’avenir a elle bien grandi, par contre, avec le temps. La vie me semble si fragile, j’ai plutôt la sensation que tout peut s’écrouler du jour en lendemain. Que ce petit bonheur actuel, peut exploser pour presque rien. En bref, je suis une grande angoissée du futur. J’aimerais tellement vouloir mon avenir comme je l’imagine mais c’est terriblement incertain.

En attendant mes 30 ans, je vais essayer de continuer à y croire, à croire au bonheur, en ayant probablement une très grosse trouille. Et peut-être qu’on en reparlera dans quatre ou cinq ans.

Et vous, votre avenir, vous l’imaginiez et l’imaginez comment ?


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