Deux ans sans chien… Il y a deux ans, j’ai perdu un grand bout de moi. Ma petite chienne, Scarlett. Une vraie fofolle, une goinfre, un peu dégueu par moment. Mais c’était ma petite chienne d’amour.

14 années

Je me souviens de son tout premier jour, sa première nuit à la maison, ses premiers pas dans le jardin. On ne la voyait même pas à travers l’herbe. Sa première journée enneigée. Ses premières bêtises. Ses bains, elle détestait ça, mais après elle était toute folle. Une fois elle n’a même pas attendu que je la sèche, elle a bondi hors de la baignoire et a couru dans toute la maison trempée ! On a vécu milles et une folies ensemble, pendant quatorze ans. Des parties de cache-cache endiablées. Des guilis, des câlins, des sorties, des vacances, des frayeurs, des peines, des joies. Tout. Elle avait toujours un cadeau pour son Noël et son anniversaire. Notre anniversaire, toute les deux du 10 avril. Et c’était du hasard en plus. Anniversaire qui depuis est différent, moins drôle. Ce n’était pas juste une chienne, elle faisait totalement partie de la famille, une sorte de petite soeur que je n’ai pas eu, bon certes très poilue.

Deux ans sans chien

Parfois avoir un chien me manque, câlin, leur présence. Il y a quelques semaine ça m’a tout particulièrement manqué. Je devais reprendre la voiture pour poster quelque chose et je n’avais pas envie d’y aller seule. Je voulais un petit quelqu’un avec moi, Lexie (ma chatte) ayant trop peur en voiture et Gribouille (mon chat) étant trop fou, je ne pouvais pas les prendre. C’est là que je me suis dit qu’un chien manquait vraiment.

Nous avons donc déjà deux chats, un chien en plus ça serait trop. Puis il faut penser financièrement, les croquettes, les jeux, le véto. Le véto, cette fois où m’a mère m’y a envoyé en disant « t’inquiètes pas c’est juste une visite de routine tout ira bien » elle m’annonçait sa premier tumeur. Le drame dans le cabinet du véto. Mais surtout, c’est toujours trop tôt.

J’ai encore les larmes qui montent, quand je repense à nos derniers moment, notre dernier câlin, malgré sa très grande fatigue, tout faible, elle avait tenu à ce dernier câlin. Il était fort, très long, elle soupirait beaucoup. Comme si on savait toute les deux que ça serait le dernier et qu’on était toute les deux triste de cette idée.

Le dernier au revoir

Puis ce matin-là, j’étais un peu juste en temps, elle était couchée, pas bien, mais encore là, je lui ai dit au revoir, comme ça, j’ai fermé la porte et je me suis arrêtée, je suis retournée lui faire une petite caresse puis lui dire que ça irait. Qu’elle pouvait partir si elle ne pouvait plus. Que je ne lui en voudrais pas, que oui elle me manquerait mais que je ne l’oublierais pas.

Cette journée s’est passée normalement au boulot. Aucun message de mes parents donc tout allait bien. Je suis rentrée, portail ouvert, garage ouvert, alors que tout est fermé d’habitude. Ma maman dehors, de dos et mon papa qui attendait sans expression particulière. Je suis sortie de ma voiture, j’ai voulu tenté une blague mais j’ai su en parlant. J’ai compris. J’ai stoppé ma phrase, il a dit « Aurélie écoute », je savais. Elle était partie. Maman pleurait. J’ai terminé pareil, dans ses bras.

Donc finalement, deux ans sans chien, deux ans après, c’est toujours trop dur. (J’ai pleuré comme une madeleine en écrivant cet article). Comme promis, je ne l’ai pas oublié, mais ça c’était évident. Avoir un autre chien, j’ai l’impression que ça serait la trahir en quelque sorte. Donc non, puis sincèrement, je n’ai pas envie d’être triste comme ça à nouveau, pour le moment.


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Ma Scarlett, cet article e été une horreur à écrire. Mais je devais le faire, j’en avais besoin encore. Te rendre hommage, une nouvelle fois. Que tu saches que je ne t’oublie pas et que tu me manques encore énormément. Car on sait jamais peut-être que de la-haut, mamie te lira mes mots. 


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