On a (presque tous) un parrain et une marraine. Mon parrain lui à clairement oublié, voir jamais appris, qu’il était mon parrain, il est pourtant celui de mon cousin, à juste rôle cette fois, sûrement une préférence envers les garçons. Par contre j’ai eu une vraie marraine, une vraie de vrai. Presque aussi bienveillante que celle dans Cendrillon. Il lui manquait juste le côté magique, et encore.

Elle a tenu, et tient encore ce rôle à merveille. Petite elle s’est trimballée un énorme éléphant en peluche, plus grand que moi à l’époque, dans la rue, le métro et le train. J’ai toujours eu une petite attention (même des grandes) et beaucoup d’amour. Une vraie tata cool. Presque aussi attentionnée que ma maman, mais avec le côté plus libre, d’une tata. Tout en m’inculquant mille et une leçon de vie.

Design sans titrenJustement, ma marraine à Rhodes

J’ai même eu la chance de connaître le gout du voyage grâce à elle. Une fois en Andalousie, puis une autre fois à Rhodes (une île Grecque). Une fois assez grande, je l’ai moi-même emmener un week-end à Londres. Déjà, pour la remercier de m’avoir appris à voyager mais aussi pour lui montrer que, toujours grâce à elle, j’étais devenue débrouillarde. C’est elle qui m’a servi de guide dans Paris. Au début, complètement apeurée, même perdue, dans cette grande ville, toutes ces rues, ces longs couloirs de métro, ce gigantesque plan de métro ! Maintenant, c’est presque de la rigolade. Je connais certaines, rues, lignes par coeur. J’ai pris de l’assurance. Avec tout ça, j’ai eu le plaisir d’organiser tout ce petit week-end Londonien, train, hôtel, métro, itinéraire. Et j’étais d’ailleurs très fière de, moi, la balader.

Sachant ce que c’était d’«être marraine», je n’avais qu’une envie, c’était moi-même d’en être une. Depuis, presque toujours je pense. J’ai attendu ça longtemps avec impatience. Ma demi-soeur a eu sa fille, mais non, ce n’était pas moi. À l’époque j’étais profondément déçue, même blessée. Mon demi-frère à eu son premier fils, puis son deuxième, j’y ai vraiment cru, mais rien. Au début de l’adolescence je pensais a une super amie, un jour, qui me ferait ce plaisir. Mais la vie m’a appris, que les amis c’était pas forcément fait pour tout le monde.

être-marraine

Quelques années se sont écoulées depuis. Presque dix. Et finalement? Vu l’éducation qui a été faite sur ma Nièce, je n’ai aucun regret de ne pas être sa marraine. Avec le recul, je pense que j’aurais été bien que trop déçue de ne pouvoir être un aussi bonne marraine, que la mienne l’a été. Pour moi, c’est un vrai rôle, ne pouvoir le faire pleinement était donc complètement inutile.

Et aujourd’hui? Ma demi-soeur attend son deuxième enfant. Nous sommes en froid. Un froid, quasiment impossible à effacer. Avec ironie ma mère m’a dit il y a quelques jours «elle serait capable de te demander d’être la marraine». Il y a encore 8 ans, je ne pensais pas dire ça, mais pourtant, la réponse serait non. L’être ne m’intéresse plus. À l’époque une marraine devait s’occuper de son filleul si les parents décédaient, aussi égoïste que ce soit, je trouve que c’est une responsabilité bien trop importante.

Si je devais me donner corps et âme dans un enfant dans les années à venir, ça serait pour le mien, même si j’admets que c’est pas prévu avant les 4 ou 5 (ou plus?) prochaines années.

9f2f9f51b3824b112eac6b32d7d9afc6Image prise du Pinterest


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