Je me sens tellement, tellement, tellement différente des trois quarts des jeunes de mon âge. De mon chéri notamment. Je me suis souvent demandée si c’était moi qui ne faisait pas partie de la bonne génération, si je n’étais pas normale, si c’était par rapport à mon éducation, ou simplement ma personnalité. Je sais que je ne suis pas la seule à penser comme ça, mais on est quand même une sacrée minorité.

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À l’heure où mes «amis» du lycée se sont mis à faire des fêtes pour finir complètement bourré sans autres objectifs précis, un événement est survenu dans ma famille. Alors oui, moi aussi, naïvement, comme un mouton j’ai voulu faire pareil. Loin d’être bourrée, j’ai surtout découvert que l’alcool me rendait vraiment triste, les deux pauvres soirées que j’ai passé à vouloir suivre cette mode j’ai chialé ma vie pendant des heures et des heures. Déjà, ça dégoute un peu. Aussi, voir des gars faire boire leur «pote» pour ensuite le ridiculisé. Pas compris non plus. Globalement, je ne vois pas ce qu’il y a de drôle de se bourrer la tronche à vomir après. (Oui…. Désolée)

(Boire, c’est pour cacher un mal-être, il y a donc de sérieux problème sur notre planète actuellement.)

Un cousin, éloigné, que je n’avais vu qu’une fois dans ma vie, est décédé suite à un accident de voiture, en rentrant d’une soirée beaucoup trop alcoolisé. Je n’étais donc pas proche de lui mais cet événement m’a profondément choqué. Mourir si jeune, pour l’alcool. Le fait que ma mère me regarde droit dans les yeux en me disant «ne me fais jamais ça» m’a aussi beaucoup refroidi. Bref à partir de ce moment là, l’alcool pour moi c’était terminé. (Bon, un Mijoto de temps en temps ne fait pas de mal).

À partir de ça, j’ai été une grande incomprise, j’ai eu beau m’expliquer, rien à faire. Je passais pour la fille ennuyante, la looseuse qui ne boit pas, à force, je n’étais même plus invitée aux soirées (Des amis vous dîtes? Ah non). Bref, je me suis légèrement sentie SEULE pendant plusieurs années, ça a fini par ma passé au dessus mais ça revient un peu depuis que je suis avec mon chéri.

Je pensais que cette «mode» passerait au fil des années, et bah non. Ce qui ne m’aide pas du tout, du tout. Et les (très nombreux) potes (une trentaine j’ai cru comprendre) (plus même parfois) (une grosse blague quand on sait que pour moi 2 potes c’est beaucoup) de mon chéri et mon chéri lui-même font partie de tout ça. Déjà qu’il ne me comprend pas trop. J’imagine que ses potes encore moins.

(Pour faire court, moi, fille solitaire, châtain clair, non fumeuse, non buveuse, non fêtarde, je suis tombée amoureuse d’un grand blond, fumeur, buveur, fêtard. Oui….. C’est comme ça hein)

Je suis la trouille sur patte à l’idée de passer une soirée avec cette 30aine d’humains alcoolisés (qui fument) et moi (qui ne bois pas et fume pas) (j’ai presque envie de pleurer). Je me vois terriblement en train de revivre la scène du : tous bourré et moi, la fille ennuyeuse qui ne boit pas, plus loin attendant que ça se termine.

Je mets beaucoup de temps à parler de ça aux personnes que je rencontre, par peur, évidemment, d’être jugée. Parce que non, même avec explications, ils ne comprennent pas. Ils ne comprennent pas que ça ne m’amuse pas d’être bourrée, de vomir, d’avoir des migraines le lendemain (j’en ai déjà assez sans ça), ils ne comprennent pas que je n’ai pas envie non plus à passer des soirées avec des gens comme ça, qui sont l’opposés même de moi, ce qui en fait me terrifie beaucoup. Je pense qu’entre eux et moi, je suis celle qui ne devrait pas comprendre. Non?

Mais finalement la grande question c’est : suis-je normale ?

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Comment je sais que les vacances sont bientôt terminées ?


 

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