Écouter son corps avant tout

21 juin 2019

Elle est fragile. Ah cette phrase que je ne l’aime pas. Quand ils disent ça, ils parlent de moi et ça m’énerveeeeee. Fragile dans le sens où je n’ai pas une santé top top. Oh c’est loin d’être catastrophique, il y a bien pire. (C’est comme ça que je positive). Ça me gonfle au plus au point de l’admettre mais c’est comme ça, j’ai toujours un truc qui va pas. Ou comme on pourrait entendre “elle a toujours un pet de travers”. (Celle-là aussi elle m’énerve).

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Écouter son corps avant tout

 

Écouter son corps avant tout

C’est jamais rien de grave, je choppe tout ce qui peut passer sur mon chemin, rhume, grippe, trachéite, gastro, rhino, bon je ne vais pas toutes les citer vous avez compris (travailler avec les enfants n’aide pas beaucoup)(coucou les parents qui envoient leurs enfants malades à l’école). Puis on va rajouter à tout ceci, mes copines, les migraines.

Globalement de Novembre à Avril, j’ai l’un de ces trucs. Sans compter que les migraines s’ajoutent à ça plusieurs fois par mois. Heureusement, je n’ai pas besoin de voir le médecin à chaque fois. Ni d’être en arrêt pour un rhume, une rhino ou une petite migraine. C’est ça en fait finalement mon problème. Malgré tout, je trouve que je suis trop souvent en arrêt sur cette période là.

Et j’en ai marre. De ceux qui jugent car je suis arrêtée. Que je suis “encore” malade, que j’ai “encore” une migraine. Croyez-moi je m’en passerais mais volontier.

Du coup, en début d’année je me suis mis au défi de tenir. Il fallait que je tienne, pour prouver que non, je suis pas toujours malade. Je voulais aussi me prouver à moi-même que je pouvais être super forte. J’avais presque réussie, j’étais hyper fière de moi. Presque.

La semaine avant les vacances d’avril, j’ai vécu une semaine d’horreur. L’enfer. Affreux. Une grosse migraine chaque jour. Sauf le vendredi et le week-end. Mais quand même. Une énorme le lundi toute la journée. Le mardi matin, alléluia, elle s’était arrêté très tôt. Je croyais même être débarrassée. Si j’avais su.

J’ai remis ça le mercredi midi jusque dans la nuit de jeudi. Le jeudi elle est revenue le matin pour se terminer à 17h. FINITO cette fois. Mais je vous dis pas, j’étais rincée. J’avais l’impression que mon cerveau était passé au mode essorage. J’étais crevée mais c’était pas grave il restait vendredi, le week-end pour se reposer (ce que j’ai fait). Puis le lundi et mardi. C’était faisable, easy même.

La morale dans tout ça

Écouter son corps avant tout

Bah j’ai peut-être légèrement sous estimé les migraines. Le lundi je suis allée travailler. Fatiguée mais c’est pas grave les vacances arrivent demain soir, c’est cool. Ouais. Bah non. À 10h mon corps il m’a dit “coucou, batterie faible”. Et pouf, Aurélie par terre. Ah la la, j’étais pas contente, quand j’ai compris qu’il fallait que je parte, j’étais pas contente du tout. D’ailleurs il me semble l’avoir dit à ma collègue avec peut-être bien deux gros mots. Bip ça me fait bip.

J’étais en colère, déçue et triste. J’ai échoué si prêt de mon but. Et ça fait bip. Mais je n’ai pas écouté mon corps. Qui pourtant avait envoyé des signaux.

Et la morale dans tout ça, c’est ça. S’écouter. Et tant pis pour ce que pense les autres. Il faut prendre soin de soi avant tout.

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8 réponses à “Écouter son corps avant tout”

  1. Ornella dit :

    Je me retrouve tellement dans ton discours. J’étais très sujette aux migraines jusqu’à il y a environ 1 an. Maintenant, ça se limite à 1 ou 2 par mois. Mais oui, tu as raison, il vaut mieux s’écouter.

  2. Elisa dit :

    On a le physique qu’on a. J’ai appris à m’écouter mais j’ai longtemps essayé de me “faire la forte”…

  3. catherine dit :

    Ca ne m’etonne pas que tu choppes tout ce qui traine en travaillant avec des enfants toute la journee! En tant que maman y a des moments ou c’est pareil, j’attrape tout ce que ma fille attrape et les migraines, tu es assez familieres avec elles pour savoir en general qu’il y a des terrains qui les favorisent ( je sais que tu as deja ecrit des articles dessus) meme si tu n’en connait pas toujours les causes. C’est bien aussi d’essayer de “repousser” les maladies, rester positive et quand a ecouter son corps en theorie c’est vrai mais je crois que ca prend des annees avec des ajustements constants parce que j’ai l’impression qu’il y a toujours des nouveaux trucs qui arrivent chez moi au fil des annees en cycles par exemple les otites, troubles gastriques, cluster headaches ( je sais pas l’equivalent en francais). Meme si la raison sous jascente principale est ce grand mot : LE STRESS. On sait (souvent) ce qu’il faudrait faire mais le fait-on ou pouvons nous le faire? Ca c’est un autre probleme. Combien de fois je me “force” a aller travailler par culpabilite. Mais tu as raison, parfois il faut prendre mieux soin de sa sante et tant pis ce qu’en disent les autres, ce n’est pas eux qui se retrouvent au fond du lit et qu’en plus, on se retablit souvent plus vite en se reposant chez soi ( sans parler des contaminations des collegues) !

  4. Nina dit :

    Coucou! Je compatis à ces douleurs horribles qui te tapent dans la tête.
    Je ne souffre de migraine, mais j’ai d’autres maux qui sont là depuis des années et qui ne me lâchent plus. J’ai appris à vivre avec, à écouter mon corps et à essayer de faire ce qu’il faut.
    Courage ma belle,
    Des bisous

  5. Hélène dit :

    Cet article fait fortement écho à ce que je suis en train de vivre actuellement.
    J’ai nié jusqu’au bout pendant plus d’un an être en situation de Burnout. Je n’ai pas écouté les signaux mentaux et physiques que mon corps m’envoyait et j’ai repoussé mes limites au maximum, jusqu’au jour où je n’ai pu déscendre de ma voiture un matin en arrivant au travail. C’était trop tard, les choses avaient déjà empiré au maximum et il me faudra énormément de temps à m’en remettre. Je me suis rendu compte après coup et à l’aide d’un thérapeute que ce qui m’a réellement empêché de mettre un terme avant à cette situation, c’est le regard que les autres auraient porté sur moi si je me faisais arrêtée par mon médecin. Ça a été une grosse erreur. J’ai réalisé après coup que je ne voulais pas m’arrêter pour ne pas les mettre dans l’embarras, pour ne pas les surcharger de travail… alors qu’aucun d’entre eux n’a pris une seule fois de mes nouvelles depuis que je suis en arrêt maladie. Tout ça pour dire qu’il faut penser à soi et à sa famille proche uniquement. A notre bien-être et au leur, rien d’autre. Tout le reste et tous les autres ne sont pas à prendre en compte.

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